Interrogé mardi après-midi en commission Infrastructures de la Chambre sur son projet de réforme, M. Magnette a expliqué le cheminement qui l'avait conduit à opter pour cette nouvelle structure bicéphale, aiguillonné par l'accord de gouvernement d'octobre dernier, les remarques de la Cour des Comptes, mais aussi le cadre légal européen.
"La réforme de 2004-2005 (établissant la structure actuelle de la SNCB, à savoir un holding, un opérateur et Infrabel, ndlr) n'a pas bien fonctionné", a reconnu M. Magnette, qui entend à présent placer l'usager au centre de la future réforme.
"Ce qui compte pour lui, c'est la qualité du service et la simplicité de fonctionnement", a-t-il ajouté, estimant que le modèle à deux entités retenu était le mieux à même de rencontrer ces exigences, mais aussi éviter une privatisation future du groupe.
Préconisé par les syndicats ainsi qu'une partie de l'opposition, le retour à modèle intégré (comme il existait avant la réforme de 2004, ndlr) a été écarté par M. Magnette, jugeant celui-ci "peu compatible avec les règles européennes", et dès lors "aventureux" car créant "une situation d'incertitude juridique".
"J'étais à l'origine pour une structure intégrée", a avoué le ministre devant les députés. "Mais après une série de contacts et d'auditions, je suis revenu sur ma position. Car ce dont la SNCB a besoin comme de pain, c'est de stabilité", a-t-il justifié.
Or, repasser demain à un modèle intégré, c'est s'exposer à une possible décision de la Cour européenne de Justice enjoignant une nouvelle séparation du groupe. "Changer quatre fois en quelques années, ce serait trop! ", a défendu M. Magnette.
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source: Belga